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lundi 23 juillet 2012

La cuisine du congélo

Cela fait quelques semaines que je n'ai pas pris le temps de proposer ma cuisine de la semaine.
En juin, je n'ai pas été très inspirée, ni très courageuse en cuisine.
Et puis en rentrant de Paris début-juillet, j'ai senti qu'il était tant que l'on prépare pour de vrai l'arrivée de BB.

Outre la préparation de la chambre (enfin l'assemblage de tout ce à quoi on avait pensé et qui était tout prêt), j'ai pensé au remplissage de notre congélateur.

J'ai eu la chance à Paris de retrouver ma copine Véro qui m'a rapporté du Québec le numéro spécial Best Of de Ricardo, cuisinier assez connu là-bas, dont les revues sont super sympa.

Et cette revue m'a inspiré bien des plats supers à mettre au congélateur :
  
Pot Pie au poulet et aux patates douces

Croquettes de pommes de terre au thon, sauce au cornichons (qui n'ont pas atteint le congélo ;-))
Boulettes d'enfance
Pain de viande de Clémence
Pouding au chocolat (euh, pas pour le congélo, et un brin too much, recette à réviser pour ma part !)
Acras de morue (mais pas au congélo non plus !)


Crème de champignons

J'ai aussi pioché quelques recettes dans le magazine Avantages d'août :

Muffins moelleux au chorizo, adaptés en cake idem (ci-dessus)

Millefeuille d'aubergine (ci-dessous)



A venir du magazine de Ricardo :

Macaronis au fromage et brocoli
Lasagnes au boeuf braisé
Soupes aux lentilles rouges à l'indienne
Pouding chômeur

C'est bien sûr sans oublier un de mes repas préféré : les tomates farcies (j'y ai également ajouté des courgettes farcies), je boulotte pas mal de tomates cerises (malheureusement pas celles de mon jardin), des abricots, des pêches, du concombre, des melons et de la salade verte.

Et puis je l'ai évoqué il y a quelques temps mais je n'en ai pas reparlé non plus, chaque semaine je fais mon pain !!
Avec mon levain que j'ai nommé Roberto, comme le p'tit nom de notre BB pendant cette grossesse ;-)
Chaque semaine je le sors, je le nourris, je fais ma pâte, je la mets une nuit au frigo, et le lendemain matin je la prépare et la cuit à la cocotte.
J'ai même tenté les baguettes avec un moule, c'était parfait !! (on a même pas eu l'occasion de faire des photos tellement elles ont plu !)

J'ai aussi tenté des crèmes brûlées avec un reste de jaunes d'oeufs, mais j'ai loupé la cuisson et c'est plus des crèmes aux oeufs que de la crème brûlée...
J'ai mixé ces deux recettes : ici et ici.




mercredi 21 octobre 2009

Mary et Max


Mary and Max
Film d'animation d'Adam Elliot, 2008 (1h32)

Mary est une fillette australienne qui n'a pas d'ami. Elle vit avec ses parents, nous sommes dans les années 60. Un jour, par hasard, elle va prendre dans l'annuaire l'adresse de quelqu'un à New York City. Elle va lui écrire.
Lui c'est Max, un juif obèse, la quarantaine, vivant seul dans son appartement au milieu de la ville. Il est atteint du syndrome d'Asberger (forme d'autisme). (Définition Wikipedia pour les curieux).

Chacun dans leur côté, ces lettres vont illuminer leur solitude.
On va suivre cet échange épistolaire sur 20 ans.

La vie de Mary est en marron, sa couleur préférée, celle de Max en noir et blanc.
Ils sont en pâte à modeler, mais on reste impressionné par les expressions qu'ils peuvent exprimer et nous faire ressentir.

Poétique, mordant, réaliste, touchant, ce film est à voir absolument.
On en sort un peu terrassé, heureux de pouvoir être heureux, conscient que la vie peut être moche, rassuré de pouvoir en rire.


jeudi 1 octobre 2009

Julie & Julia


Julie
& Julia
De Nora Ephron, 2009 (2h03)

Ce film est avant la rencontre de deux belles histoires.
Un jour de 1950, un diplomate américain arrive à Paris avec sa femme, une grande bonne vivante qui a besoin de s'occuper. Elle va découvrir la cuisine française, elle qui adore manger, et y devenir excellente. Alors elle va au fil des ans trouver des amies pour écrire un livre de cuisine, qui deviendra un best-seller aux Etats-Unis. On est en 1960, et le livre en est à sa 5è éditions et caracole toujours dans la liste des best-sellers du NYTime.
Un jour des années 2000, une jeune femme vient de déménager e banlieue de NYCity, va chaque jour faire le long trajet jusqu'au ground zéro où elle travaille dans un central téléphonique pour aider les gens victimes du 11 septembre 2001.

Complètement déprimée par son travail, son nouvel appartement loin du centre et sa vie qu'elle trouve minable hormis son adorable mari, elle va un jour décider de se lancer un défi, et pour le tenir, elle va faire un blog pour en parler, et être certaine de devoir aller au bout. Son défi ? Faire en un an toutes les recettes du fameux best seller de la première femme, Julia Child.
Le blog de Julie est devenu un des plus visité pendant son année de défi, il deviendra un livre, et aujourd'hui un livre, enrichi de la vie de Julia Child, uniquement évoquée par Julie dans son livre.


Julia, jouée par Meryl Streep est magnifique. Connue de tous aux Etats-Unis, elle est repérable à sa façon sans gène de vivre sa cuisine, son grand rire, sa stature... On ne la reconnaîtra pas en France, mais on va tout de suite s'attacher à ce magnifique personnage auquel Meryl Streep va donner toute son épaisseur.


Par opposition, Julie ne peut être que plus terne. Mais dans son défi, sa ténacité, et son amour pour Julia, elle est vraiment touchante, et vous pouvez peut-être un peu imaginer que je me suis pas mal vu dans cette jeune urbaine passionnée de cuisine.
Le film est plein de joie, de cuisine, de recettes, et de passion.
A aller voir quand on aime cuisiner et Mery Streep.

Essayer d'y aller le ventre plein, sinon, ça risque d'être difficile !!
Vous pouvez aussi feuilleter le livre à l'origine de cette histoire croisée : Mastering the Art of French Cooking / Julia Child

L'Abominable vérité


The Ugly truth
De Robert Luketic, 2009 (1h36)

Elle est chic, ambitieuse, vit une jolie vie bien rangée, son job est fantastique : elle dirige une matinale télévisuelle. Mais voilà, l'audimat (toujours lui !) fou le camp...
Elle doit faire quelque chose, mais ça ne fonctionne pas. D'habitude, elle se targue d'avoir une réponse à tout. Sauf son célibat...
Effondrée, elle tente des blind dates organisés par son assistante, souvent foireux car elle reste arc-boutée sur ses principes.
Alors elle rentre effondrée chez elle, où son chat lui tient compagnie. Mais parfois, il a la patte qui dérape sur la télécommande. Et ce soir là, elle va découvrir cette "horrible" émission "L'Abominable vérité". Un charmant goujat raconte exactement ce que "pensent" les hommes : ils ne sont interessés que par l'apparence, n'ont qu'une envie, c'est coucher le premier soir... Outrée, notre jeune héroïne va l'appeler et se ridiculer en direct.
Le lendemain, son patron va lui proposer une nouvelle idée pour booster l'audimat : engager... le jeune goujat, hé oui ! Elle refuse, tempête, mais le boss est catégorique, ils feront équipe.
Butés sur leurs positions, il va lui prouver qu'il a raison, les hommes sont besteiaux et basics, en la coachant dans sa nouvelle histoire galante.
Les hommes sont-ils tous aussi horrible ? Notre jeune blonde sympathique trouvera-t-elle l'amour ?
Non et oui bien sûr !
Catherine Heigel déjà vu dans Grey's Anatomy est parfaite en jeune oie blanche idéaliste, et face à elle Gerard Butler est assez savoureux en charmant goujat.
Et rien que pour une des scènes du film, qui va surement devenir culte un jour, vous devez voir ce film si vous aimez ces sympathiques bleuettes qui mettent du baume au coeur.
Faisons-nous du bien !!

dimanche 27 septembre 2009

La Proposition


The Proposal
film de Anne Fletcher, 2009 (1h48)

Ahh les filles.
Oui, j'aime les films de filles !
DOnc aujourd'hui, entre copines nous sommes allées voir le dernier film de la très sympathique Sandra Bullock.
Sandra est une éditrice new-yorkaise de renom, un requin dans son domaine, une sorcière dans son bureau. Son assistant est donc à sa merci.
Alors, quand, canadienne, Sandra se voit obligé de rentrer chez elle faute de visa, elle a la brillante idée de se marier avec son assistant, qui acceptera, il est son assistant après tout ! ;-)
S'en suit un we épique en Alaska où les coeurs vont s'attendrir et les gags retentirs. Sandra est parfaite pour ce genre de comédie romantico-burlesque, Mr Johanson* est également parfait (à croquer d'ailleur).
De bons moments de rire, un peu de bave sur les magnifique Louboutin que Sandra met tout au long du film, de l'admiration pour son corps parfait, que l'on voit nu au moins deux minutes, du plaisir face à la chamante face du jeune homme, bref, un très bon moment !

*Potin people : Mr Johanson est Ryan Reynolds, et (merci wikipédia) ils fêtent aujourd'hui leur premier anniversaire de mariage ! Et attention, info capitale, Mr a mis des vestes en cuirs à tous ses rdv avec sa belle. Moi je dis, ça c'est d'l'info ! ;-)

samedi 26 septembre 2009

Fish Tank

Film d'Andrea Arnold, 2009 (2h02)


Un écran noir, le titre et on entend les bruits d’un aquarium.

Tout au long du film il y aura des apnées dans le corps de cette jeune fille. Souvent, le son sera brut, c’est la vie de Mia, 15 ans.

Poussée comme elle a pu, elle fait auj

ourd’hui avec ce qu’elle a, pas grand-chose, sinon une envie de danser hip-hop pour s’évader un peu.

Elle vie avec sa mère, une jeune femme qui fut surement comme elle, qui vit sa vie comme elle l’entend, sans se soucier de rien, et a priori pas vraiment de ses filles. Mais elle reste touchante, cette mère qui rêve surement d’une vie heureuse avec un homme qui l’aimerait.

Il y a aussi la petite sœur, 10 ans, pas très jolie, ni

futée, qui essaye de trouver un peu d’affection comme elle le peut, mais qui finira surement comme sa sœur et sa mère.

Un jour, la mère a un nouvel ami, qui va rester quelques temps. Il est beau, attentif à chacune d’entre elles, a une vie a priori mieux que la leur.

Elles seront toutes trois séduites. Comme l’espoir d’une autre vie possible.

Tourné dans le comté de l’Essex où se situe probablement l’histoire, la vie de Mia a pour décors un paysage qui fait miroir à la tristesse de sa vie.

Les nuages noirs qui se vident sur les barres d’immeuble, l’eau toujours brune des bords de mer et des rivières, les oiseaux affolés de l’automne, chaque image est une réponse muette aux sourdes idées de la jeune fille.

Le vent fait parfois teinter le mobile de coquillage, un rayon de soleil illumine le salon vide où Mia répète sa danse, mais rien ni viendra illuminer cette vie triste et mélancolique.

Katie Jarvis (Mia) est magnifique dans sa hargne, la résignation dans les yeux qui s’efface quand parfois elle laisse entrevoir de l’espoir.

Michael Fassbender (Connors, l’ami de la mère) est rayonnant de naturel et de simplicité.

La mère et la sœur plantent une famille qui s’aiment malgré tout mais ne sachant pas se le dire.

Un très beau film, une bande son impeccable, des images mélancoliques à la lumière intense.